La technologie au service de la santé publique, quel impact sur la pandémie 1?

Le 11 Mars 2020, l’Organisation Mondiale de la Santé avait qualifié le nouveau virus 1 de pandémie[1]. Selon l’OMS, «on parle de pandémie en cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie».

La technologie au service de la santé publique, quel impact sur la pandémie 1?

La fréquence de recherche des termes « telemedicine » et « telehealth » aux USA les cinq dernières années, que s’est-il passé?

Le 11 Mars 2020, l’Organisation Mondiale de la Santé avait qualifié le nouveau virus COVID19 de pandémie [1]. Selon l’OMS, «on parle de pandémie en cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie». Le 28 Mars 2020 on compte plus de 630 000 cas sur les cinq continents et plus de 29 000 décès. Hormis quelques pays asiatiques, la plupart des pays du monde ont dû prendre des mesures drastiques pour mitiger la propagation du nouveau virus, allant jusqu’à fermer les frontières terrestres et aériennes et déclarer le confinement total pour les citoyens.

Dans un temps ou la distanciation sociale est devenue la règle, et que le commerce physique est pratiquement inexistant, on assiste à une disruption technologique sans précédent. Télétravail, téléshopping, streaming, les services en ligne ne cessent de boomer.  

Le domaine de la santé est, quant à lui, en train de vivre une vraie révolution numérique.

L’explosion des services de télémédecine
Pour éviter le risque d’infection dans les hôpitaux et les salles d’attente des médecins de famille, de plus en plus de citoyens préfèrent rester chez eux et d’utiliser un service de téléconsultation. Un phénomène plutôt rare dans la société allemande, connue pour être plutôt sceptique et résistante envers les tendances technologiques.

Tout récemment installée sur le territoire allemand, la startup suédoise « Kry » a réussi à lever 140 millions d’Euros en décembre pour élargir son service de téléconsultation[2]. Entre février et mars, la startup a déclaré une augmentation de 540% sur les téléconsultations pour des symptômes d’infections respiratoires aiguës. La totalité des téléconsultations a par conséquent augmenté de 300% chez « Kry », et même de 1000% chez « Jameda », une autre plateforme de télémédecine[3].

La technologie au service de la gestion de la pandémie
Du côté de l’état, on observe aussi la même tendance. Afin de mieux gérer la réponse à la pandémie, les services de santé régionaux font appel à la technologie.

IVENA est par exemple une solution informatique adoptée par le sénat pour coordonner la distribution des patients sur les hôpitaux et gérer les admissions en cas de saturation.

Deux fois par jour, chaque hôpital doit communiquer le nombre de patients admis, le nombre de lits disponibles dans les services et en unités de soins intensifs. Les données servent à diriger les ambulances avec des suspicions de 1 vers des hôpitaux moins saturés, et aux épidémiologistes de tracer les courbes de développement ainsi que d’observer les foyers épidémiques. Sur le site web de la « «DIVI » (la Société Allemande des Soins Intensifs) les citoyens peuvent suivre en live la disponibilité des lits dans les hôpitaux sur tout le territoire allemand. 

La situation de 1 à Berlin, le 27.03.2020: Sur 1955 personnes positives, 252 patients sont hospitalisés, dont 52 en soins intensifs.

L’accès aux données, un facteur majeur pour combattre le COVID19
En même temps, plusieurs acteurs de la société civile ont critiqué la gestion des données épidémiologique, puisqu’elles ne sont malheureusement accessibles que pour les autorités sanitaires. La Chine et les USA ont opté pour la transparence et ont publié leurs données sur internet pour la communauté scientifique mondiale. L'Allemagne devra suivre cet exemple car la réponse à la pandémie a besoin d'un effort international et intersectoriel pour être efficace.


[COVID19] https://edition.cnn.com/2020/03/COVID19COVID19/health/coronavirus-pandemic-world-health-organization/index.html

[2] https://www.gruenderszene.de/health/kry-videosprechstunde-COVID1940-millionen?interstitial

[3] https://www.businessinsider.de/wirtschaft/videosprechstunden-boomen-coronavirus-reformiert-gesundheitssystem/