L’Humanité est confrontée à une nouvelle guerre mondiale; livrant cette fois un combat sans arme contre un ennemi commun, un adversaire invisible néanmoins redoutable : le COVID-19. Les plans de lutte face à la pandémie diffèrent d’un continent à l’autre et même d’un pays à l’autre, éloignés ou limitrophes. Retour sur les différentes options stratégiques pour faire face à ce fléau; un étonnant florilège dans un monde qui prône pourtant l’union et le consensus face aux maladies. Les puissants de la planète, le sont-ils face au COVID-19 ?

Big Brother is watching you : La Chine
Outre la fermeture des frontières, le strict confinement de la population et l’isolement de l’épicentre du reste du pays, le Parti Communiste Chinois n’a jamais autant traqué ses administré.es déjà bien surveillé.es qu’au cours de cette épidémie. Les comités de quartier se surpassent pour surveiller les entrées et les sorties et même les livraisons de nourriture ! Les malades (et leurs proches) sont ‘‘laissé.es’’ dans la nature et leurs téléphones servent de bracelets électroniques’ ! Après 3 semaines d’errance (véritable cause de la pandémie), le gouvernement Chinois a mis le paquet et a fermé la boutique comme on dit, et semble bien (sous réserve de données délivrées en toute transparence) avoir gagné la bataille…mais à quel prix ?

Le confinement : La France
Malgré les recommandations de l’OMS, l’Hexagone n’a pas misé sur le testing généralisé des populations privilégiant massivement la distanciation et le confinement; prônant le dogme du ‘‘rester chez soi’’ pour limiter la propagation du virus. C’est simple en théorie mais une telle mesure n’est efficace que si les citoyen.nes en sont pleinement conscient.es et appliquent strictement les consignes des autorités gouvernementales qui veillent au grain…Et dans les limites du respect de la démocratie. Répliquer le modèle chinois à la sauce de l’Europe aura été une stratégie aussi poussive qu’une vielle ‘‘2 chevaux’’, Diesel, bien sûr … ! Et elle aura mis plus d’un mois pour être optimisée et commencer finalement à donner des résultats. Peu importe, dira-t-on (bientôt, il faut l’espérer), c’est en France qu’on découvrira peut-être le traitement par un confrère, français … né au Sénégal !

Don’t-worry…be happy (?) : Les USA
Le ‘’virus chinois’’, comme on l’a surnommé au pays de l’Oncle Sam, n’a pas inquiété de prime abord les autorités; cela n’a pas empêché l’étonnante fermeture des frontières à l’Union Européenne contrastant avec une vie quasi-normale des américain.es. Telle a été l’erreur des USA! Avoir traité le coronavirus comme une maladie exotique à l’aube de la mondialisation; oubliant ainsi que le mal commençait déjà à ronger la population qui ne consulte déjà plus ses médecins depuis l’abolition de l’Obama Care et laissant à chaque gouverneur.e le soin de ‘‘gérer’’ la crise sanitaire dans « son » Etat. Le bilan actuel de la tragédie américaine, pays le plus endeuillé au monde par la pandémie, pourrait coûter au Président Trump sa réélection; et devrait pousser les Américain.es à une refonte globale de leur système de santé.

L’immunité collective : La Grande Bretagne
Ici, pas de confinement ni de couvre-feu; au contraire, laissez le virus se répandre pour que 60% de la population deviennent porteuse ; et développent des anticorps protecteurs et donc une immunité face à l’épidémie. Risqué …! Surtout, lorsqu’on ne connait pas encore parfaitement le virus en question au moment de prendre une telle décision. Echec total, en conséquence, pour le Royaume Uni qui vit actuellement une crise humanitaire sans précédent au sein d’une population vieillissante et qui accuse finalement le coup après un retard de préparation, à l’image de la Suède et des Pays-Bas qui avaient adopté la même stratégie d’entrée.

La Confiance: L’Allemagne
La chasse au diagnostic avant l’isolement voire un éventuel traitement, la précocité et l’accessibilité au test auront été le principal moteur de la machine Allemande, toujours à la pointe de la technologie ; à l’image de Singapour, Taiwan ou encore de la Corée du Sud, mais sans la contrainte et avec un peuple citoyen autrement plus conscient qu’obéissant. Ajoutant à la transparence des données hiérarchisées de l’exécutif aux soignant.es et aux malades, ainsi que les directives déjà en action et inhérentes à leur mode de culture bien avant la pandémie; une sérénité s’installe devant l’assurance de faire ‘‘bloc’’ en cas d’aggravation de la pandémie, forte de son Leadership mondial du nombre de lits de réanimation par habitant. Ainsi, la confiance qu’Angela Merkel a placée en ses compatriotes a bien été rendue. Preuve que la meilleure préparation d’un système de santé face à une pandémie, c’est d’être déjà prêt.

Et ici, en Tunisie alors ?
Les grandes puissances de ce monde aux systèmes de santé que l’on croyait performants ont été pour la plupart lourdement touchées par la maladie.
En Tunisie, pour des raisons essentiellement géographiques et historiques, nous avons (souvent) suivi le ‘‘système’’ français. N’est-il pas temps de choisir désormais un autre modèle ? Soyons plus fous et optimistes ! En ce moment, où nous vivons une explosion de créativité citoyenne, des jeunes et des moins jeunes, n’est-il pas temps de créer notre propre modèle ?

Au-delà des moyens et de la réactivité des pays, il semble que la ‘‘clé’’ du succès face à ce type de fléau soit, tout simplement : la Confiance. Celle du.de la citoyen.ne envers son.sa voisin.e, son.sa collègue, son gouvernement et vice-versa. Dans un monde où l’individualisme est roi; il semble pourtant, que le plus grand espoir de l’humain soit l’autre.


NB : Cet article est rédigé en écriture inclusive et neutre avec l’emploi des pronoms épicènes. La rédaction épicène, l’écriture inclusive, le langage neutre ou le langage dit « non sexiste » ou « dégenré » sont l’ensemble des règles et des attentions graphiques et syntaxiques qui permettent d’éviter toute discrimination, basée sur le genre, supposée par le langage ou l’écriture. Notre utilisation de ce mode de rédaction vient de notre profonde conviction à TUNYD, du pouvoir des mots dans la lutte égalitaire.
Pour en savoir plus :
https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/initiative/manuel-decriture-inclusive/
https://www.unil.ch/egalite/files/live/sites/egalite/files/Egalite_UNIL/Publications%20et%20liens/Guide_mots_egalite_2018.pdf