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Un témoignage glaçant vient d’être rapporté par une collègue qui était hier de garde au Centre de greffe de moelle osseuse à Beb Saâdoun-Tunis. Nous le rapportons en totalité:

“Bonjour ! Hier, on a vécu une soirée inoubliable au centre de greffe de MO. Une de nos patientes s’est détériorée et on a dû la réanimer vers minuit. Soudainement, je trouve le papa à mes côtés qui vient d’arriver de chez lui et d’entrer dans une chambre dite “d’isolement” là où il commença à nous menacer et à nous insulter (vous pouvez imaginer ses propos) devant tout le monde. Il a avancé pour nous attaquer (moi entrain de faire un massage cardiaque et l’interne entrain de ventiler la patiente). Heureusement, l’infirmier l’a poussé vers l’extérieur de la chambre.

Question 1: comment a-t-il pu accéder à l’hôpital à une telle heure ?

Réponse: on vient de découvrir qu’il n’y a pas d’agent de sécurité dans le centre!

On a alors appelé la police. On a dû se cacher, moi et l’interne, pendant deux heures car l’homme nous menaça de mort (il avait un couteau sur lui) L’infirmier qui a essayé de nous défendre a été poignardé.

Question 2: Et la police ?

Réponse: en train de “discuter” avec le monsieur pour le convaincre de rentrer chez lui !!!

Le monsieur entre temps fait interpeller tout son quartier. Il s’agissait d’une cinquantaine de personnes qui ont bloqué la porte principale et ont commencé a attaquer la police (en effectif peu nombreux) et casser les voitures du personnel. Ils essayent même de casser les vitres de la porte afin de “me tuer”.

La situation sortant du contrôle, une équipe de renfort policière à été interpellée.

Après, on a vu le monsieur monter dans la voiture de police. On s’est senti un peu soulagées car on a cru qu’il a été arrêté. Au bout de quelques minutes, un policier a demandé de me voir.

J’ai décidé de porter plainte. Il m’a dit que le monsieur a porté plainte pour homicide (et il m’accuse!) et que le procureur de la république viendra pour examiner le cadavre !!!!!!

Question 3: Et moi monsieur le policier ?

Réponse: Bah tu sais que nous aussi on nous a attaqué ! Notre métier est un métier à risque tout comme vous.

Et il est parti.

Après avoir menacé, poignardé, détruit (tout ça avec témoignage de la police!!) le monsieur est rentré chez lui tout simplement en me disant “Hani noskon 9rib fi Jbal La7mar, guetlek guetlek!” (j’habite tout près à Ejbal Lahmar je finirai par t’avoir et te tuer!”.

AUCUNE RÉACTION DE LA PART DE LA POLICE.

Je sais que cette histoire vous est arrivée au moins une fois (moi d’ailleurs c’est la enième fois).

En attendant la fameuse loi qui peine à venir, est ce qu’on sera vraiment protégé dans les hôpitaux ?

Bonne journée!”

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Tmar
Tmar
11 mois il y a

D’abord j’espère que vous allez mieux ainsi que l’infirmier. Sinon en attendant des lois qui protègent les médecins et le personnel, il faut se protéger par ses propres moyens.. malheureusement ! Fermer à clef le service, faire du fer forgé, engager des agents de sécurité aptes d’ass La sécurité et même se faire des amis parmi les clochards : dans ce pays chaotique on ne compte plus que sur soi-même !

Allah yestor !

Hechmi bouguira
Hechmi bouguira
1 année il y a

Après les différents attentats contre le corps médical et para médical dans les différentes structures relevant du ministère de la santé, je propose à toutes les victimes de porter plainte auprès de la justice contre le ministère de la santé et son representant juridique pour non assistance à personne en danger et nonchalance et non sécurité à personnel relevant de sa tutelle. TROP c’est TROP.

Toumi Nourelhouda
Toumi Nourelhouda
1 année il y a

Résultat d’une impunité qui perdure
Solidaire avec vous

Triki
Triki
1 année il y a

“La patiente s’est “détériorée” “??? Ça veut dire quoi? Elle est encore vivante en fin de compte???